calendrier
2011-2012
des
formations
à
la pédagogie montessori
***********
***********
stage de fabrication
de matériel montessori
***********
"L'enfant
extrait
de rien toutes
les fondations
de notre vie,
nous sommes
ses héritiers,
il fait le premier pas,
celui qui va du néant
aux origines,
il est si prés
des sources de la vie
qu'il agit pour agir..."
Maria
Montessori
- L'enfant.
éd. Desclée
de Brouwer
le programme
de formation
à
la pédagogie Montessori
"Renoncer
à ses propres besoins
et répondre à ceux
de l'être en voie
de formation,
telle est la ligne
de conduite
qui devrait être
celle de l'adulte..."
Maria
Montessori
- L'enfant.
éd. Desclée
de Brouwer
les
étapes du développement naturel
et les
périodes
de la
croissance
"L'important
est donc que l'enfant choisisse
et éxécute lui-même
ses gestes en toute spontanéité,
les mouvements constructeurs
de l'enfant
sont dictés
par son psychisme,
c'est une connaissance acquise..."
Maria
Montessori
- L'enfant.
éd. Desclée
de Brouwer
préparation,
rôle et mission
de
l'éducateur
selon
Maria Montessori
"Le
calme,
le mouvement rare
et mesuré,
l'attitude pensive,
voilà l'image
de l'enfant normal..."
Maria Montessori
-
L'enfant.
éd. Desclée
de Brouwer

la
réforme
de
l'éducation
et
la
révolution
sociale
"La
volonté extérieure discipline rarement
les actes parce que l'organisation
intérieure manque,
l'individualité
est brisée..."
Maria Montessori
- L'enfant.
éd. Desclée
de Brouwer
calendrier
de formation
à la "méthode
montessori"
2011/2012
"L'enfant
se trouve
dans une période expansive,
la manifestation psychique naturelle
doit se produire spontanément,
amenant la révélation
du secret de l'enfant..."
Maria
Montessori
- L'enfant.
éd. Desclée
de Brouwer


"Plus
un exercice
était enseigné
avec exactitude,
plus il semblait
devenir stimulant
à des répétitions inépuisables..."
Maria
Montessori
- L'enfant.
éd. Desclée
de Brouwer
l'éducation
cosmique
montessori
"Il
y avait un réveil
de la conscience,
un sens de la dignité
qui n'existait pas auparavant,
le refus
des récompenses
et des bonbons
avait une raison
en soi..."
Maria
Montessori
- L'enfant.
éd. Desclée
de Brouwer
pour
en savoir plus:
- Les formalités
- L'inscription
- Les horaires...
Plaquette
PDF
"Les
qualités enfantines que nous avons dégagées appartiennent tout
simplement à la vie, au même titre que
la couleur des oiseaux, elles ne sont en rien
le résultat d'une "méthode d'éducation", ce sont des phénomènes
psychiques naturels..."
Maria
Montessori
- L'enfant.
éd. Desclée
de Brouwer
le
développement
spirituel
de
l'enfant
"La
transformation
prend d'abord
un caractère explosif,
la conversion enfantine est une guérison psychique,
un retour
aux conditions normales..."
Maria
Montessori
- L'enfant.
éd. Desclée
de Brouwer
le programme
de formation
à
la pédagogie Montessori
"La
formation
de l'homme"
Maria Montessori
éd. Desclée de Brouwer
Déclaration
des droits de l'enfant
20 novembre 1959
______
...Considérant
que
l'humanité se doit
de donner à l'enfant
le
meilleur
d'elle-même...
en
dehors de toute
considération de race,
de nationalité,
de croyance...
Principe
6
:
L'enfant,
pour l'épanouissement
harmonieux
de sa personnalité,
a besoin d'amour
et de
compréhension...
Il doit
bénéficier
d'une
éducation
qui contribue
à sa culture
générale
et lui permette,
dans des conditions d'égalité de chances,
de
développer
ses
facultés,
son jugement
personnel
et son sens
des
responsabilités
morales et sociales,
et de devenir
un membre utile
de la
société...
L'intérêt
supérieur
de l'enfant doit
être
le guide
de ceux
qui ont la responsabilité de son
éducation
et de son
orientation; cette responsabilité incombe en
priorité
à ses
parents...
le
développement
spirituel
de l'enfant


"L'éducation
et la paix"
Maria Montessori
éd. Desclée de Brouwer
pour
en savoir plus:
- Les formalités
- L'inscription
- Les horaires...
Plaquette
PDF

"Tous
les hommes
sont frêres"
Gandhi
Folio - essai
calendrier
de formation
à la "méthode
montessori"
2011/2012
|
embryon
spirituel *
L'esprit
absorbant *
Les
périodes
sensibles *
***********************************
 
***********************************
L'embryon spirituel
****************************
"L'embryon
spirituel", c'est le
nouveau-né,
considéré
comme un esprit enfermé dans
la chair pour venir au monde.
La science considère, au contraire, que ce nouvel
être vient du néant.
Il est alors chair, mais non esprit ; il n'est que le
développement de tissus
et d'organes qui composent un tout vivant. Cela aussi, est un
mystère.
Comment ce corps compliqué et vivant est-il venu
du néant ?
L'incarnation est le processus mystérieux d'une
énergie
qui anime le corps inerte du nouveau-né en lui donnant
l'usage de ses membres,
la faculté de la parole
et le pouvoir d'agir et de s'exprimer selon sa volonté ;
ainsi l'homme sera
incarné.
Chaque être qui vient au monde n'est pas seulement un corps
matériel :
il est doté de fonctions qui ne sont pas celles de ses
organes physiologiques ;
ce sont les fonctions qui dépendent de l'instinct.
L'homme
est comme l'objet fait à la main :
chacun est différent,
chacun a son propre esprit créateur
qui fait de lui une oeuvre
d'art de la nature.
Ce travail, à travers lequel se forme la
personnalité
humaine,
est l'oeuvre occulte de l'incarnation.
L'homme inerte est une
énigme.
La seule chose qu'on sache de lui, c'est qu'il pourra
tout ;
mais il n'est pas possible de savoir qui il sera,
ni ce que fera
le nouveau-né qui est devant nous.
Ce corps inerte contient tous
le mécanisme le plus complet de tous les êtres
vivants,
mais
il lui est propre ; l'homme n'appartient qu'à
lui-même.
Il faut qu'il s'incarne à l'aide de sa
propre
volonté.
L'enfant
possède une vie
psychique active même avant d'être en mesure de
l'exprimer
et dont il
lui faut élaborer, longtemps et dans le secret, les
réalisations
difficiles.
Et
cette conception nous fait percevoir une vérité
impressionnante :
celle d'une âme emprisonnée, obscure,
qui cherche à venir à la lumière,
à
naître, à croître
et qui va, peu à peu,
animer la chair inerte,
l'appelant avec le cri de la volonté,
se
présentant à la lumière de la
conscience avec
l'effort d'un être qui vient au monde.
Rien n'est
préparé dans le milieu
pour accueillir ce fait magnifique
qu'est l'incarnation d'un homme ;
personne ne le réalise,
personne ne l'attend.
Le
nouveau-né doit donc entreprendre un travail de construction
qui,
sur le plan psychique, rapelle celui qui s'est
élaboré corporellement
pendant la période
embryonnaire.
Il est entré dans une période de vie qui
n'est plus celle de l'embryon physique
et qui n'est pas celle que
présentera l'homme issu de lui.
Cette période post-natale,
que l'on peut qualifier de "période formative",
est une
période de vie embryologique constructrice
qui fait que l'enfant
devient un embryon spirituel.
L'humanité
a donc ainsi deux
périodes embryonnaires :
l'une,
prénatale ; semblable
à celle des animaux ;
et une,
post-natale, exclusive à
l'homme.
On interprète, de cette façon, ce
phénomène qui distingue l'homme des animaux
;
sa longue
enfance.
C'est là que l'on trouve une barrière
très nette entre les animaux et l'homme,
c'est là que
l'homme se présente sur la terre comme un être
à
part
dont les fonctions ne sont ni une continuation
ni un
dérivé de celles que manifestent les animaux
supérieurs.
C'est un saut que fait la vie, l'entreprise de
destins nouveaux.
Il
s'agit donc d'une énergie, d'une dynamique
intérieure
qui
tend d'elle-même à se manifester,
mais reste enfouie parce
qu'elle est bloquée par les préjugés
universels.
C'est une "forme mentale" propre à l'enfance qui n'a jamais
été reconnue.
L'enfant,
au psychisme apparemment passif, ne serait-il pas un
"embryon"
dans
lequel se développent les organes et les pouvoirs psychiques
de
l'homme ?.
Un embryon où existent seulement des nébuleuses,
ayant la capacité de se développer
spontanément,
mais seulement en puisant dans l'environnement,
environnement si
varié à travers toutes les formes de
civilisation.
Voilà pourquoi l'embryon humain doit naître d'abord
pour
pouvoir ensuite s'achever et se développer ;
ses
potentialités doivent être stimulées
par
l'environnement.
L'enfant
n'est pas un adulte en miniature.
Il est,
d'abord et avant tout, le
détenteur d'une vie personnelle
qui a des
caractéristiques et un but spécifiques.
Le but de
l'enfant pourrait être résumé dans le
mot
"incarnation".
L'incarnation de la personnalité humaine doit se
réaliser en lui.
Le travail de l'enfant, entièrement
orienté vers cette incarnation,
a des rythmes et des
caractéristiques vitales
totalement différentes de ceux
de l'adulte.
C'est pourquoi il est le grand transformateur de son
milieu
et l'être social par excellence.
Le seul objectif de
l'embryon dans la matrice est d'atteindre le stade du
nouveau-né.
C'est
la phase prénatale de la vie
humaine.
La gestation ultérieure de l'enfant n'est pas aussi rapide
que
celle qui a eu lieu dans le sein de sa mère.
Dans le
monde
extérieur, c'est en effet une nouvelle sorte de
gestation
qu'il
entreprend pour incarner un esprit
dont les
semences sont latentes et
inconscientes en lui.
Au cours de ce travail, dont il ne devient
conscient que progressivement
et qu'il réalise au moyen de ses
expériences au contact du monde extérieur,
l'enfant a
besoin de soins délicats. Il accomplit sa tâche
avec une
sagesse intérieure,
guidé
par des lois analogues
à
celles qui guident toute autre tâche accomplie
dans la nature,
suivant des rythmes d'activité qui n'ont pas la moindre
ressemblance
avec ceux de l'adulte
agressif porté
à la
conquête.
Supposons
maintenant
que les caractéristiques et les buts de la vie
indépendante de l'enfant
ne soient pas reconnus et que l'adulte
prenne ces carctéristiques,
différentes des siennes
à lui, l'adulte, pour des erreurs de la part de l'enfant
et
s'empresse de les corriger.
Alors une lutte va s'engager entre le plus
faible et le plus fort,
lutte cruciale pour l'humanité,
parce
que la bonne ou mauvaise santé psychique de
l'homme,
sa force ou
sa faiblesse de caractère,
la lumière ou
l'obscurité de son esprit dépendent de la
possibilité pour l'enfant
d'avoir eu ou non une vie spirituelle
calme et achevée.
Si, au cours de cette période
précieuse et délicate de sa vie,
l'enfant a subit une
forme sacrilège d'asservissement,
les germes de la vie qui sont
en lui deviendront stériles et il ne lui sera pas
possible,
plus
tard en tant qu'adulte, de mener à bien les grandes oeuvres
dont
la vie le chargera.
Bref,
la déficience, la faiblesse, la servitude et
l'arrêt de la
personnalité
sont toujours le résultat d'une
éducation
qui n'est qu'un affrontement aveugle entre le fort et
le faible.
Dans
notre propre expérience avec les enfants,
nous avons
observé que le petit de l'homme est un embryon spirituel,
doté
d'une mystérieuse sensibilité qui
le guide et
d'un dynamisme créatif
qui a pour
but de construire dans son
âme une sorte d'instrument merveilleux.
L'enfant est capable de
se développer
et de nous donner la preuve tangible d'une
humanité meilleure.
Chez lui, nous avons pu percevoir le
processus d'éducation de l'être humain normal.
L'enfant
est, pour l'humanité, à la fois un espoir et une
promesse,
ce qui nous est indispensable
c'est la foi dans la grandeur
et la supériorité de l'homme.
Qu'est-ce
que l'adulte doit donc faire
face à cet embryon
spirituel ?
Il doit simplement lui permettre de faire par
lui-même ses propres conquêtes.
Si l'enfant n'a pas la
possibilité de faire usage de son intelligence, elle
s'atrophie.
L'enfant a besoin d'avoir
quelque chose à faire,
de disposer
d'objets sur lesquels il puisse agir.
Mettre de tels objets à sa
portée, c'est créer un environnement sur lequel
il puisse
agir.
Quand cet environnement doit-il être
créé
autour de lui ?
Dés que l'enfant commence à se mouvoir.
Généralement, les adultes empêchent
l'enfant
d'être actif
et pensent qu'ainsi ils le "forment".
L'adulte est
un dictateur.
Un dictateur veut que les autres obéissent
à sa volonté
et refuse de tenir compte de leur
personnalité.
Nous devons construire pour l'enfant un
environnement dans lequel il puisse être actif.
Les enfants
sont
normaux dans la mesure
où
ils peuvent se livrer aux
activités caractéristiques de leur
âge
et tout
enfant qui ne peut le faire devient anormal.
C'est
pourquoi nous avons
là un problème social fondamental.
L'éducation
doit commencer le jour de la naissance de l'enfant.
*************************************
L'esprit absorbant
*******************************
Si
je vous disais que sur une planète
où n'existe ni
école, ni maître, ni aucune
nécessité
d'étudier,
les habitants parviennent à connaître
toutes choses
et à fixer solidement dans leur cerveau la
connaissance entière,
rien qu'en vivant et en se promenant, sans
prendre la moindre peine,
cela ne vous paraîtrait-il pas un conte
de fées ?
Eh bien ! ce qui parait si fantastique que cela
semble
l'invention d'une imagination fertile, c'est un fait, c'est une
réalité,
puisque c'est la façon d'apprendre du
petit enfant inconscient.
C'est la voie qu'il suit. Il apprend tout
inconsciemment,
en passant, peu à peu, de l'inconscience à
la conscience,
avançant par un chemin tout de joie et d'amour.
Et
comment cela se passe t-il ? On dit bien : " Il se rapelle ce qu'il
entend" ;
mais, pour se rappeler, il faut avoir de la mémoire
et le petit enfant n'en a pas, il doit construire sa
mémoire.
Il
faudrait encore qu'il ait la capacité de raisonner
pour se
rendre compte qu'une phrase doit être construite pour
être
compréhensible.
Mais le petit enfant n'a pas cette
faculté ; elle n'est qu'en puissance.
Nous
pourrions dire que nous, nous acquérons les connaissances
avec
notre intelligence,
alors que l'enfant les absorbe avec sa vie
psychique.
C'est
une espèce de chimie mentale qui s'opère en
lui.
Nous,
nous sommes comme des récipients
dans lesquels se
déversent les impressions : l'eau reste distincte du verre.
Au
contraire, l'enfant subit une véritable transformation :
non
seulement les impressions pénètrent dans son
esprit,
mais
elles s'incarnent en lui.
Le petit
enfant est l'ouvrier de sa propre
chair mentale,
se servant
de ce qu'il trouve dans son ambiance.
Nous
avons appelé son type d'esprit un "esprit
absorbant".
Un
exemple nous est donné par le langage.
Le petit enfant ne se
rappelle pas les sons,
mais il les incarne et les prononcera ensuite
à la perfection.
Il parle selon les règles
compliquées, avec ses exceptions,
non parce qu'il les a
étudiées ni parce qu'il a fait des exercices de
mémoire ;
sa mémoire ne les retient pas consciemment ; et
pourtant,
ce langage devient partie inhérente de son psychisme
et de lui-même ;
sans aucun doute, il s'agit d'un
phénomène différent de la pure
activité de
la mémoire ;
il s'agit d'un caractère psychique
qui
distingue un des aspects de la personnalité du
petit enfant.
Il existe, chez lui, à l'égard de toutes
choses de son milieu,
une sensibilité absorbante,
et ce n'est
qu'en observant son milieu
et en l'absorbant que l'enfant peut
accomplir son adaptation ;
cette forme d'activité
révèle un pouvoir subconscient qui n'existe que
chez lui.
La
découverte que l'enfant est doué de cet esprit
absorbant
a produit une révolution en matière
d'éducation.
On comprend facilement maintenant pourquoi
la première
période du développement humain,
celle où se forme
le caractère, est la période la plus importante.
A aucun
âge de la vie, l'aide intelligente n'est plus
nécessaire
qu'à celui-là ;
car chaque
obstacle survenant alors
diminuera chez l'enfant
les
possibilités de perfectionnement
dans son oeuvre constructrice.
Les
mouvements que l'enfant conquiert ne se forment pas au hasard
;
ils sont déterminés par la période
particulière du développement où ils
ont
été acquis.
Quand l'enfant commence à
se mouvoir,
son esprit, capable d'absorber,
a déjà fait sien son
milieu ;
avant même qu'il commence à se mouvoir,
un
développement psychique inconscient s'est produit en lui
;
il
commence à devenir conscient quand il commence ses premiers
mouvements.
Observez un enfant de
trois ans,
vous verrez qu'il est tout
le temps en train de jouer avec quelque chose.
Cela signifie qu'il est
en train d'élaborer avec ses mains
et d'introduire dans sa
conscience
ce que son esprit inconscient a absorbé
précédemment.
A travers cette expérience dans le
milieu,
il examine sous forme de jeux, les objets et les impressions
qu'il en a reçues dans son esprit inconscient.
Il devient
conscient grâce au travail, et il construit l'homme.
Cet
esprit absorbant se construit non grâce à des
efforts
volontaires,
mais
guidé par des "sensibilités internes"
que
nous appelons les "périodes
sensitives",
car ces
sensibilités ne sont que temporaires, se maintenant juste le
temps nécessaire
pour que la
nature accomplisse son
oeuvre.
Il
est évident qu'agit en lui un esprit dont les
capacités
sont trés différentes des nôtres.
****************************************
Les
périodes sensibles
*********************************
C'est
le savant hollandais De Vries
qui découvrit les périodes
sensibles chez les animaux ;
mais c'est nous, dans nos écoles,
qui avons retrouvé ces périodes sensibles dans la
croissance des enfants
et qui les avons utilisées du point de
vue de l'éducation.
Il s'agit
de sensibilités
spéciales, qui se trouvent chez les êtres en voie
d'évolution,
c'est
à dire dans les stades de l'enfance.
Elles sont
passagères et se limitent à
l'acquisition d'un
caractère déterminé.
Une fois ce caractère
développé, la sensibilité cesse.
Chaque
caractère se stabilise à l'aide d'une impulsion,
d'une
possibilité passagère.
La croissance n'est donc pas
quelque chose de vague,
une espèce de fatalité
héréditaire incluse dans les êtres
:
c'est un
travail minutieusement dirigé par des instincts.
Ces instincts
peuvent servir de guide,
puisqu'ils donnent l'élan à une
activité déterminée
qui peut parfaitement
être différente de celle qui
caractérisera
l'individu à l'état adulte.
Voilà
qui aide aussitôt à comprendre le point essentiel
de la
question
par rapport aux enfants : la différence entre une
poussée animatrice
qui conduit à accomplir des actes
merveilleux et stupéfiants,
et une indifférence qui rend
aveugle et malhabile.
L'enfant
fait des acquisitions pendant les périodes sensibles.
Celles-ci
pourraient se comparer à un phare qui éclaire la
nature
intérieure,
ou à un courant électrique qui produit
des phénomènes actifs.
C'est cette
sensibilité qui
permet à l'enfant
de se
mettre en rapport avec le monde
extérieur
d'une
façon exceptionnellement intense : tout
est facile, alors ;
tout est
pour lui enthousiasme et vie.
Chaque
effort est un accroissement de puissance.
Quand la période
sensible a disparu,
les conquêtes intellectuelles sont dues
à une activité réflexe,
à un effort de la
volonté,
et la fatigue provoquée par le travail
naît dans la torpeur de l'indifférence.
C'est en cela que
consiste la différence fondamentale, essentielle,
entre la
psychologie de l'enfant et celle de l'adulte.
Les
périodes sensibles jettent une lumière sur
beaucoup de
caprices d'enfants,
les caprices dérivant de conflits
intérieurs en relation avec les périodes
sensibles
sont
passagers, comme est passagère la période
sensible ;
ils
ne laissent pas de traces dans le caractère.
Les caprices de la période sensible sont
l'expression
extérieure de besoins insatisfaits ;
ils
constituent de
véritables avertissements d'une situation fausse, d'un
danger ;
ils disparaissent immédiatement, quand il est possible de
les
comprendre
et de les satisfaire.
On
pourrait comparer l'incarnation et les périodes sensibles
à une échappée sur le travail intime
de
l'âme en voie de formation,
par laquelle on entrevoit des organes
intérieurs en train d'élaborer
la croissance psychique de
l'enfant.
Elles sont la preuve que le développement psychique ne
survient pas au hasard,
qu'il n'a pas ses origines dans les stimilants
du monde extérieur,
qu'il ne s'édifie pas sur place,
mais
qu'il est guidé par les sensibilités
passagères
qui président à l'acquisition des
différents
caractères.
Quand il est dans une période sensible, c'est
comme si une lumière, émanant de lui,
éclairait
seulement certaines choses sans éclairer les autres.
Et dans les
premières seules réside son univers...
Mais il ne s'agit
pas simplement
d'un désir intense de se trouver dans certaines
situations,
de n'absorber que certains éléments ;
il
existe chez l'enfant une faculté toute spéciale,
unique,
de profiter de ces périodes pour croître.
C'est pendant la
période sensible qu'il fait ses acquisitions psychiques,
comme
celle, par exemple, de se diriger dans le monde extérieur ;
ou
bien encore, il devient capable
d'animer de façon plus
délicate ses instruments moteurs.
La clef qui peut nous
introduire dans le monde mystérieux où l'embryon
spirituel accomplit le
miracle de sa
croissance,
se trouve
dans ces
rapports sensibles entre l'enfant et l'ambiance.
Nous pouvons nous
représenter cette merveilleuse activité
créatrice
comme une série de vives émotions surgissant du
subconscient,
et qui construisent la conscience de l'homme au contact
de l'ambiance,
elles partent de la confusion pour aller à la
distinction, puis à la création de
l'activité.
Et
c'est pour cela que tout se passe calmement,
quand l'ambiance
extérieure correspond suffisamment aux besoins
intérieurs,
la seule chose qui puisse nous faire
apprécier de l'extérieur l'état
sensible de
l'enfant,
c'est son sourire, sa joie manifeste...
Ce
sont, nous disons bien, des preuves positives de la
sensibilité
créatrice.
Les
caprices sont l'expression d'une perturbation
intérieure,
d'un besoin
insatisfait, à l'état
aigu.
Ils
représentent une tentative de l'âme pour
réclamer ; pour se défendre.
Ils se
manifestent par un
moment d'activité inutile et
désordonnée
qui se
pourrait comparer, sur le plan physique,
à
de hautes
fièvres qui s'abattent brusquement sur les enfants,
sans qu'une
cause pathologique proportionnée y corresponde.
On a toujours
constaté ces réactions ; de fait, les caprices de
l'enfant
qui se présentent presque dés sa naissance ont
été considérés
comme une preuve de la
perversité innée du genre humain.
Or, si chaque
altération des fonctions est considéré
comme une
maladie fonctionnelle,
il nous faut aussi appeler maladies
fonctionnelles les altérations
qui ont trait à la vie
psychique.
Les premiers caprices de l'enfant sont les premières
maladies de l'âme.
L'affirmation
est certes un peu surprenante, mais non pas absurde.
L'adulte n'a eu
connaissance que des maladies de l'âme enfantine et non de sa
santé : l'âme
saine est
restée
ignorée,
comme toutes les énergies de l'univers qui
n'étaient pas
encore découvertes.
S'il en est ainsi, si l'enfant sain demeure
dans le secret des énergies cachées,
et que la vie
psychique se développe
sur un fond de
déséquilibres fonctionnels et de maladies,
il nous faut
réfléchir à toutes les
déformations qui,
nécessairement en découlent.
Un
semblable tableau doit se présenter à nous qui
n'avons
aucune hygiène psychique
à donner à l'enfant ;
rien de préparé dans notre ambiance pour le
protéger,
pour le sauver.
Nous ignorons jusqu'à
l'existence de ses fonctions secrètes
qu'anime le désir
de créer une harmonie spirituelle. La mort partout !
L'intelligence
de l'homme ne sort de rien :
elle s'édifie sur les fondations
élaborées par l'enfant pendant ses
périodes
sensibles.
Ces
accés de sensibilité, nous les nommons "périodes
sensibles".
A un moment donné, ces périodes sensibles
prennent fin
et si un comportement n'est pas parfaitement acquis au
cours de ces périodes,
il restera toujours imparfaitement
développé.
Si l'enfant n'a pas la possibilité de
faire usage de son intelligence, elle s'atrophie.
C'est pourquoi
j'affirme que ce n'est pas une mince affaire
que de mettre en place un
type d'éducation apte à favoriser
le développement
de l'humanité.
Les enfants sont normaux dans la mesure où
ils peuvent se livrer
aux activités
caractéristiques de
leur âge
et tout enfant qui ne peut le faire devient anormal.
La
vie se divise en périodes bien distinctes.
Chaque période
développe des propriétés
différentes
dont
la construction est guidée par les lois de la nature.
Si ces
lois ne sont pas respectées,
la construction de l'individu
peut-être anormale voire monstrueuse.
Mais si l'on y veille,
avec
le souci de découvrir et de conforter les lois du
développement,
alors peuvent se manifester des caractères
encore inconnus
et surprenants dans lesquels on pourra progressivement
entrevoir
les fonctions internes mystérieuses qui dirigent la
création psychique de l'homme.
Dans notre
civilisation actuelle,
l'un
des danger les plus menaçants est
d'aller, dans
l'éducation de l'enfant,
à
l'encontre des lois de son
développement et de l'étouffer ou de le
déformer
du fait des
erreurs des préjugés courants.
Maria Montessori (
1870-1952 )
Pour en
savoir plus, lire :
-
L'enfant
-
L'esprit
absorbant de l'enfant
-
La formation de l'homme
-
L'éducation et la paix
de
Maria Montessori aux éditions Desclée de Brouwer.
( calendrier de
formation
à la "méthode montessori"
2011/2012 )
( le programme de formation à
la pédagogie Montessori )
( stage de fabrication de matériel montessori )
(
préparation, rôle et mission de
l'éducateur selon Maria Montessori )
(
la réforme de l'éducation et la
révolution sociale
)
( l'éducation
cosmique montessori )
(enfants et adultes aux besoins spécifiques: autisme, alzheimer, schizophrénie,...)
(
les étapes du développement naturel et les
périodes de la croissance )
(
bibliographie Montessori annexe )
(
l'éducation religieuse montessori )

ACCUEIL
| BONJOUR
| MARIA
MONTESSORI | LA
METHODE MONTESSORI
|
LA
FORMATION MONTESSORI | BIBLIOGRAPHIE
MONTESSORI
|
CONTACT@PAPACHAPITO
|
programme
de formation
à la
pédagogie montessori

pour
en savoir plus:
- Les formalités
- L'inscription
- Les horaires...
Plaquette
PDF
"L'éducation
telle
qu'elle est conçue aujourd'hui fait abstraction à la fois
de la vie biologique
et de la vie sociale..."
Maria
Montessori
- L'esprit absorbant
de l'enfant.
éd. Desclée
de Brouwer
préparation,
rôle
et
mission
de
l'éducateur
selon
Maria
Montessori
"Les
enfants auront
à la sortie de l'université une intelligence
tellement limitée, tellement sacrifiée,
qu'ils ne pourront
plus être capables
de donner leur valeur
aux problèmes
de l'époque à laquelle
ils vivent..."
Maria
Montessori
- L'esprit absorbant
de l'enfant.
éd. Desclée
de Brouwer
le
développement
spirituel
de
l'enfant
"La
connaissance
du développement psychique de l'enfant doit être largement diffusée,
le mécanisme social
doit s'adapter,
pour la protection
de la vie.."
Maria
Montessori
- L'esprit absorbant
de l'enfant.
éd. Desclée
de Brouwer

livres
sur
la
pédagogie montessori
et sur
Maria
Montessori
C'est
au sein
de la Société
des Nations (SDN )
qu'a été rédigée
puis adoptée,
le
26 septembre 1924,
la
première Déclaration
des
Droits
de l'Enfant.
Préambule :
Par la présente Déclaration
des droits de
l'enfant,
dite déclaration
de Genève,
les hommes
et les
femmes
de toutes les nations reconnaissent
que l'humanité
doit
donner
à l'enfant
ce qu'elle a de meilleur, affirmant leurs
devoirs, en dehors de toute
considération
de race,
de nationalité,
de croyance.

enfants et adultes
aux besoins
spécifiques:
autisme, alzheimer...
Article 1:
L'enfant doit être
mis en mesure
de se développer
d'une façon normale, matériellement
et spirituellement.
le
développement
spirituel
de
l'enfant
Article 2 :
L'enfant qui a faim
doit être nourri ;
l'enfant malade
doit être soigné ;
l'enfant arriéré
doit être encouragé ; l'enfant
dévoyé
doit
être ramené ;
l'enfant orphelin
et l'abandonné
doivent être recueillis
et secourus.

préparation,
rôle et mission
de
l'éducateur
selon
Maria Montessori
Article 3 :
L'enfant doit être
le premier à recevoir
des
secours
en cas de détresse.
les
étapes du développement naturel
et les
périodes
de la
croissance
Article 4 :
L'enfant doit être
mis en mesure
de gagner sa vie
et doit être protégé
contre toute
exploitation.

l'éducation
cosmique
montessori
Article
5
L'enfant doit être
élevé
dans le
sentiment
que ses meilleures qualités devront être
mises au service
de ses frères...
le programme
de formation
à
la pédagogie Montessori

"L'éducation
s'efforcera donc
de s'imposer
avec autorité
à la société
à laquelle
elle est attachée, ..."
Maria Montessori:
"L'esprit
absorbant
de l'enfant"
éd. De Brouwer
calendrier
de formation
à la "méthode
montessori"
2011/2012
"On
doit reconnaitre
les droits de l'enfant
et pourvoir
à ses besoins,
nous prêchons
quand nous parlons d'éducation,
une révolution non-violente..."
Maria
Montessori:
"L'esprit
absorbant
de l'enfant"
éd. De Brouwer
la
réforme
de
l'éducation
et
la
révolution
sociale
Déclaration
des droits de l'enfant
20
novembre 1959
-----------
Préambule :
Considérant
que,
dans
la
Charte,
les
peuples
des
Nations unies
ont
proclamé
à nouveau leur
foi
dans les droits fondamentaux
de l'homme
et dans la
dignité
et
la
valeur
de
la personne
humaine...

le programme
de formation
à
la pédagogie Montessori
...et
qu'ils se sont déclarés résolus
à favoriser
le
progrès social
et
à instaurer
de meilleures
conditions de vie
dans une liberté
plus grande...
pour
en savoir plus:
- Les formalités
- L'inscription
- Les horaires...
Plaquette
PDF
Considérant
que,
dans
la Déclaration universelle des droits
de l'homme,
les
Nations
unies
ont proclamé
que chacun peut
se prévaloir
de tous les droits
et de toutes les libertés qui y sont
énoncés,
sans distinction
aucune...
l'éducation
cosmique
montessori
Considérant
que l'enfant,
en
raison de son manque de maturité physique
et intellectuelle,
a
besoin d'une protection spéciale et de soins
spéciaux...
Considérant
que la nécessité
de cette protection
spéciale
a été
énoncée
dans la Déclaration
de
Genève de 1924
sur les droits de l'enfant et reconnue dans la Déclaration
universelle des droits de l'homme...
la
réforme
de
l'éducation
et
la
révolution
sociale
...
Article 4 :
L'enfant doit être
mis en mesure
de gagner sa vie
et doit être protégé
contre toute
exploitation.
Article 5 :
L'enfant doit être
élevé dans
le
sentiment
que ses meilleures qualités devront être
mises au service
de ses frères...
Maria
Montessori :
"Eduquer
le potentiel humain"
éd. De Brouwer
|